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Vis ma vie avec les punaises de lit

Logement un résident d'une cité universitaire à la Robertsau nous raconte son calvaire

Drôles de colocataires. Arrivé d'Orléans pour intégrer une classe préparatoire à Strasbourg, Guillaume Lamotte est contraint de partager sa chambre de 9 m² à la résidence universitaire de la Robertsau avec… des punaises de lits !

Si le jeune homme de 19 ans n'avait pas remarqué la présence de ces insectes de quelques millimètres la première semaine, cette cohabitation l'a très vite démangé : « J'ai eu des piqûres sur les bras, les jambes, le torse… Je pensais que c'était dû au changement de lessive, de gel douche… »

« Je dors en jogging »

 

Guillaume a alors alerté l'accueil de la résidence. « Le technicien diffuse du produit avec sa pompe sur le matelas et le lit, mais rien sur les plinthes par exemple. ça dure cinq minutes. Je dois attendre huit heures pour regagner ma chambre, et c'est à moi de ranger ensuite », raconte l'étudiant. Son studio a déjà été traité deux fois depuis, sans succès puisqu'il est en train de déménager pour la chambre voisine. Une situation qui perturbe ses habitudes – « maintenant je dors en jogging et sweat » – et son planning : « On vérifie le lit, on passe son temps à attendre le Crous et l'intervention du spécialiste… Je n'ai pas que ça à faire », déplore celui qui prend ses précautions pour ne pas ramener les insectes dans son sac de voyage chez ses parents. « Le plus embêtant, c'est de devoir laver toutes ses affaires. Il y a deux machines qui marchent dans la résidence : du coup, je me suis levé à 7 h dimanche pour faire mon linge. »

 

L'invasion de punaises est un souci connu de tous les Crous, selon celui de Strasbourg. Dans la capitale alsacienne, il concerne plusieurs chambres dans différentes résidences, malgré une désinfection générale l'été.

Alexia Ighirri

■ Le Crous a été alerté

Pour le Crous, difficile d'y échapper : « C'est un parasite qui circule avec les humains, qu'on connaît aussi dans les hôtels. Dès que l'étudiant se signale, il est relogé le temps de la décontamination. Il doit laver toutes ses affaires de son côté, et ce n'est pas toujours fait. Et la plainte n'est souvent pas déposée au bon endroit (l'accueil de la résidence). Mais à leur arrivée, les étudiants sont informés : on donne une plaquette où la procédure est expliquée. »

http://www.20minutes.fr/strasbourg/1229589-vis-vie-punaises-lit

 

 

Grigny veut éradiquer les punaises de lit Face à la recrudescence de l'infestation, un arrêté municipal ordonne aux syndics de désinsectiser chacun des 5 000 logements de Grigny 2.

 

Publié le 02.05.2013

Leur particularité : être minuscules, à peine 5 mm, mais causer de grands dégâts. A tel point que les Canadiens lui ont décerné le titre d'ennemi n° 1. Les punaises de lit ne sont malheureusement pas restées cantonnées chez eux. A Grigny, où elles sont présentes depuis déjà des années, le maire de la ville a constaté ces derniers mois une « recrudescence de l'infestation de punaises », en particulier dans la copropriété aux 5000 logements de Grigny 2. Il vient de prendre un arrêté municipal obligeant le syndic de copropriété à procéder, dit l'article 1, à « la désinsectisation de l'ensemble des logements, des locaux communs et de services des immeubles dont ils assurent la gestion ». Une mesure rare mais nécessaire, estime l'élu communiste. Dans un courrier adressé aux habitants, il écrit que « l'amplification des cas signalés est d'autant plus inquiétante que les conditions de vie et d'habitat se dégradent ». « Par leurs piqûres, ces insectes représentent un réel danger sanitaire et affectent considérablement la santé et l'état psychologique de ceux qui en sont victimes », s'inquiète Philippe Rio. Elles sont notamment à l'origine de nombreuses démangeaisons persistantes. Pour le secteur de la Grande-Borne où les insectes friands de sang humain n'épargnent pas les habitants, une enquête menée par le bailleur social Opievoy va commencer pour identifier les foyers les plus importants, en collaboration avec l'agence régionale de santé (ARS), précise cette dernière qui note aussi une « infestation récente sur le centre de la ville ». Pour Grigny 2, les syndics de tranche vont devoir mener une « désinsectisation totale et répétée dans le temps », précise l'arrêté. « On a pris cette mesure pour mettre chacun devant ses responsabilités. Cela oblige les uns et les autres à faire le nécessaire et à le faire rapidement », remarque l'adjointe au maire chargée du logement, Raymonde Rogow. « C'est bien, mais qui va payer ? Eux? » réagit Aziza Belabda. La présidente de l'Union des conseils syndicaux et présidente de tranche fait le calcul, « certains ont 245 lots à gérer alors même si on négociait une intervention à 100 € l'appartement, on fait comment dans une copropriété endettée? Cela me paraît irréel ». L'arrêté stipule que faute d'être appliqué, il pourra faire l'objet d'un recours devant le tribunal administratif. En attendant, chacun doit chercher le bon moyen pour faire disparaître ces bêtes tenaces, la méthode d'éradication chez l'un pouvant être totalement inefficace chez l'autre.

 

Le Parisien

 

Le service hygiène de la Ville intervient une fois par jour dans des logements infestés de punaises. Le phénomène, mondial, prend de l’ampleur et ne semble pas près de s’arrêter.

La punaise est un insecte d’autant plus redoutable qu’elle est méconnue et sa présence est restée longtemps ignorée. Quant aux chiffres de sa multiplication, ils font froid dans le dos ! «  À Amiens, nous notons une recrudescence du nombre de cas depuis 2006. À l’époque, nous traitions à peine un logement par an  », note Jean-Pascal Gamard, responsable de l’unité de désinfection de la municipalité. «  En 2014, nous sommes intervenus 65 fois. Et depuis septembre, c’est tous les jours  », assure Stéphanie Petit-Rouvillain, responsable du service hygiène de la Ville, qui ne peut traiter qu’un à deux cas maximum par jour.

Car la punaise de lit n’est pas un insecte comme les autres. Elle est particulièrement résistante aux insecticides que l’on trouve dans le commerce et surtout, elle se niche dans chaque petit recoin de votre habitation : derrière du papier peint décollé, entre les plinthes et les murs, dans les meubles et tous les interstices qu’elle pourra trouver. Ses endroits préférés : les ourlets du matelas, entre le mur et le lit, dans les recoins du sommier. En bref, tout près de vous : car vous êtes son repas préféré. «  La punaise se nourrit de sang humain  », commente Stéphanie Petit-Rouvillain. La punaise sort de sa cachette la nuit et repère les humains à plusieurs mètres. «  Grâce aux CO2 que nous émettons, à notre chaleur et à notre odeur  », ajoute la responsable du service.

 

Un sujet sensible

dans l’hôtellerie

Une fois dans votre lit, la punaise vous pique durant votre sommeil. «  Ses piqûres sont assez similaires à celles des moustiques mais elles sont souvent très rapprochées sur une même zone  », détaille Jean-Pascal Gamard. Et surtout, le phénomène se répète très rapidement. Une punaise vit en moyenne 5 mois et pond environ 4 à 5 œufs par jour. Des œufs qui vont éclore au bout de 10 à 15 jours.

Autant dire que lorsqu’une punaise pénètre chez vous, vous êtes vraiment dans le pétrin, et encore on est poli. Pour détecter leur présence, commencez par vérifier les recoins de votre matelas et votre sommier. Si vous voyez de petites taches noires, il est possible qu’il s’agisse de déjections de punaises. Vous pouvez également le voir sur votre corps, grâce aux piqûres ou sur vos draps grâce aux traces de sang que vous laissez quand vous vous grattez durant votre sommeil.

Reste à savoir comment ces insectes réussissent à investir votre intérieur. «  Il y a plusieurs possibilités, explique Stéphanie Petit-Rouvillain. Vous pouvez en ramener de voyage, (la punaise vit partout dans le monde) en logeant chez des particuliers ou dans des hôtels, et tout type d’hôtel, même les palaces sont touchés. C’est pour cela que nous conseillons aux voyageurs de rechercher des traces de ces insectes (notre encadré) quand ils arrivent quelque part, d’aspirer leur valise quand ils rentrent chez eux et de laver leurs affaires à une température supérieure à d’habitude.  » Un sujet « sensible » pour ces hôteliers. À tel point que l’un de leur principal syndicat n’en a jamais entendu parler. L’une des entreprises amiénoises spécialiste de la désinfection chez ces professionnels préfère même ne pas aborder le sujet.

Mais les voyages ne sont pas les seuls responsables de cette recrudescence. Les achats d’objets de seconde main, sur les réderies ou des sites dédiés peuvent également être à l’origine de cette apparition. «  Il y a peu de temps, nous avons dû intervenir chez une dame qui avait acheté des vêtements de bébé de seconde main sur Internet. Dans le colis, il y avait les vêtements mais aussi des punaiseshellip;  » On vous avait bien dit que ça faisait froid dans le dos.

http://www.courrier-picard.fr/region/un-cas-de-punaises-de-lit-par-jour-enregistre-a-amiens-ia167b0n677035


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